Acer-Russie | Aide sociale à la Russie

Femmes libres

L’association Sodeïstvie visite les prisons russes depuis plus de vingt ans. Elle a constaté que la peine de prison ne s’arrêtait pas toujours à la sortie. C’est pourquoi elle est à l’initiative d’un programme d’aide à la réintégration qui commence par les adolescentes, plus vulnérables et peu nombreuses.

Sorties de prison

Merci ! Je suis sortie de prison dignement. Tous les vêtements que vous avez envoyés m’allaient parfaitement. Merci pour votre aide.

Tamara G. a téléphoné au centre Sodeïstvie trois heures après sa libération.

C’est généralement la pauvreté, l’absence d’adultes, parents ou autres s’occupant d’elles, le manque d’éducation qui les ont conduites au délit qui les a menées directement dans un camp pour mineures. À la sortie, elles se retrouvent dans le même dénuement, sauf qu’elles sont plus âgées et que le monde a changé.

Ce projet a commencé dans la colonie éducative de Novooskol avec des adolescentes bientôt libérées. Les détenues sont totalement démunies : elles ne reçoivent généralement aucun soutien du monde libre, ni lettres ni colis ni visites. Il leur est impossible de se faire soigner, de recevoir des médicaments. Les filles n’ont pas de vêtements pour sortir de prison, elles manquent de produits d’hygiène et ne possèdent même pas la trousse de toilette élémentaire (savon, shampooing, dentifrice, protections périodiques). Le peu d’argent qu’elles gagnent pendant leur incarcération sera dépensé en un ou deux jours à leur sortie et elles auront beaucoup de mal à trouver un emploi en tant qu’anciennes détenues.

À Novooskol

L’équipe de Sodeïstvie, chaque trimestre, se rend sur place pour informer sur les droits juridiques et sociaux. Elle aide à remplir les papiers administratifs nécessaires à la libération. Les problèmes dentaires et ophtalmologiques sont pris en charge par l’association qui fournit aussi des médicaments. Elle organise des ateliers artistiques qui ont pour objectif d’apaiser les jeunes détenues angoissées par leur retour à la liberté.

À Moscou

Il n’existe que deux lieux de détention pour les mineures en Russie. À leur libération, les jeunes filles ont un long trajet pour rentrer chez elles. Elles passent toutes par Moscou où, à la gare de Koursk, les attendent des représentants de Sodeïstvie. Après un solide petit déjeuner, une visite de la capitale est proposée. Après quelques achats, les jeunes filles se rendent au siège de l’association où elles se reposent et font le point sur leur avenir. Dans la mesure du possible, Sodeïstvie s’assure qu’elles auront un travail, un logement, qu’une personne les attend. Mais ce n’est pas toujours le cas dans un pays où l’aide à la réintégration sociale est quasiment inexistante, en particulier pour les filles, fortement stigmatisées pour un séjour en prison.

Dans la mesure du possible, les contacts par téléphone se poursuivent à distance pour les soutenir sur le chemin de la resocialisation.

Vika, Lioussia et Rosa ont entre 15 et 20 ans.
Privées de soutien familial, elles passaient tout leur temps dans la rue, faisaient l’école buissonnière avant de se retrouver en prison pour vol.

Pendant leur détention, Sodeïstvie les a soutenues, les a fait réfléchir à leur actes et à leur avenir.  Aujourd’hui, elles sont sorties de prison et l’association poursuit son accompagnement pour leur donner une chance de trouver leur place dans la société.

Pour réaliser cet accompagnement, Sodeistvie a besoin de vous. Merci beaucoup. 

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