Acer-Russie | Aide sociale à la Russie

Nous toutes

La loi du silence règne dans les familles, au travail, le médecin ne voit pas les traces de coups, la police ferme les yeux : seule une femme violentée sur sept s’adresserait aux autorités et seulement 3 % des affaires aboutissent au tribunal. Parfois, la police n’intervient même pas.

Si la police refuse la déclaration faite par une victime, c’est à cette victime de constituer elle-même les preuves et de payer un avocat.

Le 7 février 2017, la loi adoptée à une écrasante majorité sur la dépénalisation des violences domestiques a réduit l’arsenal judiciaire dont disposent les victimes et les peines encourues par leurs agresseurs. La loi allège les peines pour les violences commises au sein du cercle familial, commuant les deux ans de prison jusque-là encourus en simple amende, sauf en cas de violences graves ou de récidive.

Face à cette absence de loi sur les violences qu’elles réclament depuis de nombreuses années des associations russes de défense des droits des femmes ne baissent pas les bras. Elles ont mis en place des numéros de téléphone où appeler en cas d’urgence, des consultations psychologiques juridiques, des hébergements d’urgence dont le nombre est, malheureusement, largement insuffisant. Avec des médecins, des juristes, des psychologues, des personnalités mais aussi des hommes, maris et pères qui souhaitent rompre avec le cercle vicieux de la violence.


Elles travaillent ensemble, regroupant leurs forces, leurs énergies, leurs compétences mais connaissent d’énormes difficultés à travailler, par manque de moyens financiers, par manque de reconnaissance et à cause de la modification de la loi sur les violences conjugales.

Depuis 2015, l’ACER-RUSSIE, avec le soutien de l’ambassade de France en Russie organise des échanges entre des associations russes et françaises qui accompagnent des femmes victimes de violences. Ils ont pour objectif de contribuer à :
- développer en Russie un réseau associatif intervenant auprès des femmes victimes de violences
- développer la prise en charge de l’Etat par un travail partenarial entre les associations de terrain et la police, la justice, les administrations, les services de santé
- sensibiliser l’opinion publique à la réalité des violences faites aux femmes à travers des campagnes médiatiques.

Ce projet piloté par l’ACER-RUSSIE comprend quatre associations pour la partie russe,  ainsi que deux associations françaises. Il consiste en des visites en France d’associations russes pour découvrir l’expérience française et de séminaires en Russie avec la participation de spécialistes français.

Le dernier séminaire s’est déroulé à Moscou en septembre 2018. Il a réuni trois associations françaises et 15 associations russes qui ont réfléchi pendant deux jours au développement du travail en réseau avec différents professionnels pour améliorer la prise en charge des victimes de violences.

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